27e édition du Festival de Ramatuelle

Chaque année, pendant les deux premières semaines d’août, le petit village provençal de Ramatuelle vit au rythme du théâtre, de la chanson et de l’humour. Trois univers qui cohabitent le temps d’un festival pour rendre hommage à l’acteur Gérard Philipe, ramatuellois d’adoption. « Gérard Philipe n’avait pas que le théâtre pour passion. Il aimait aussi rire et chanter » explique Jacqueline Franjou, heureuse présidente d’un festival qui organise cette année sa vingt septième édition. Vingt-sept ans de rire, de refrains et de répliques, alors qu’elle n’en envisageait « pas plus de deux ou trois » quand, en 1985, avec l’aide de Jean-Claude Brialy, elle parvient à monter en à peine trois mois la première édition du festival. Le succès à rapidement été au rendez-vous grâce à une programmation aussi riche que prestigieuse. Barbara, Charles Trenet, Raymond Devos, Line Renaud, le mime Marceau, Jean Rochefort, Danielle Darrieux, Muriel Robin…tous ont gouté aux joies de la scène en plein air de Ramatuelle. Certains n’en sont pas repartis, comme Juliette Gréco, qui s’est installée au village et compte bien cette année encore se mêler parmi la dizaine de milliers de spectateurs attendue.

La programmation 2011 vient confirmer l’illustre réputation du festival. Du Molière de la pièce comique, Les 39 marches, au lauréat de trois Victoire de la Musique, Gaétan Roussel, en passant par Trois hommes dans un salon de la Comédie Française, Ramatuelle ne déçoit pas. Mais pour Michel Boujenah, directeur artistique, il ne s’agit pas, comme il a pu entendre dire, « d’une compilation des meilleurs spectacles de Paris ». Certains ont été programmés bien avant qu’ils ne deviennent des succès. « Dès qu’ils nous procurent des frissons, nous les sélectionnons », raconte Jacqueline Franjou, qui se dit en « osmose complète » avec l’humoriste, digne successeur de Jean-Claude Brialy à la direction du festival.

Le duo n’a qu’un seul mot à la bouche, « éclectisme ». Chaque soir, les spectacles se succèdent mais ne se ressemblent pas. D’abord parce qu’ils n’appartiennent pas tous au même registre. Ensuite parce qu’ils ne touchent pas aux mêmes publics. A la chanteuse nomade Zaz suit Jules et Marcel, une mise en scène de la correspondance entre Jules Raimu et Marcel Pagnol., interprétés respectivement par Michel Galabru et Philippe Caubère. Au repas des fauves, pièce de théâtre tragique ayant pour toile de fond l’occupation nazie de la France pendant la seconde guerre mondiale précède l’humoriste caustique Gaspard Proust. Éclectisme aussi parce que les genres se mélangent au sein même des spectacles, comme avec Michael Gregorio, l’imitateur des chanteurs, ou François Morel, qui lui, n’imite pas, mais se glisse dans la peau d’un vrai chanteur dans Le Soir, des Lions. C’est la deuxième fois que l’ancien Deschiens participe au festival. Une participation en forme de remerciement. « En 2001 Jean-Claude Brialy m’a invité à venir présenter mon premier spectacle chanté, les Habits du Dimanche. Il en a parlé avec enthousiasme, j’étais très ému. Cela m’a donné confiance». A Ramatuelle avec Le Soir, des Lions il espère toucher une autre de ses idoles. Une certaine Juliette Gréco.

Elodie Corvée

Festival de Ramatuelle, du 30 juillet au 11 août 2011, tous les soirs à partir de 21h30. De 50 à 55 euros. www.festivalderamatuelle.com

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